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Ma délicieuse tante (Quatrième partie)

Written by lambda on déc 30 2009

Nous mettons notre rôle à exécution en leur demandant ce qu’elles désiraient comme boisson. Les invitées arrivaient tranquillement, les unes seules et certaines en couples. Elles glissaient de généreux billets dans une petite tirelire placée à l’entrée et commandent du champagne. Le grand réfrigérateur en est pourvu ainsi que d’autres boissons alcoolisées. Nous avons juste à mettre les verres, la bouteille et elles se débrouillaient.

Quand ma tante fit son entrée, elle nous félicita pour notre tenue, je sentis son regard peser sur moi, ne pouvant résister, je baissais les yeux. Elle mit son index sous mon menton pour relever mon visage puis déposa un baiser léger sur mes lèvres et alla rejoindre ses amies. Une musique de danse lente et légère emplissait le vaste salon. Un couple de femmes évolue dans un slow promettant. Tout en faisant ce qui nous a été demandé, j’observais les personnes présentes, j’étais folle à l’idée de pouvoir m’en faire une, mais ce n’était qu’un fantasme, puis ma tante qui venait de m’embrasser, j’avais encore la saveur de ses lèvres sur les miennes. Audrey me sortit de mes rêves, « c’est chaque fois différent, mais un peu la même chose. Les couples se formaient, dansaient, s’embrassaient, se font des choses, enfin se caressaient ». Nous observons les invitées en papotant quand Audrey me tapa du coude et dit « C’est une femme de ce style qu’il te fau t ». Il n’était pas possible que cette magnifique créature qu’elle me montrait du menton n’ait pas entendu. Je devins rouge de confusion. Je me demandais vraiment à quel jeu jouait Audrey, je sentis le regard de cette femme peser sur moi. Je baissais la tête, elle était tout près, à quelques pas de nous. Elle s’approcha et se mit à caresser le cou, mes joues, puis son visage s’approcha du mien et je sentis ses joues me frôler avant que ses lèvres prenant les miennes en un court mais tendre baiser. J’eus juste le temps de sentir ses lèvres pulpeuses et un peu mouillées. Puis elle revint à sa place comme si de rien n’était. Audrey semblait connaître pas mal de monde, elle me présentait puis les convives cherchaient une place pour s’asseoir.

Je ne pouvais pas m’empêcher d’aimer cette ambiance tamisée où flottent des odeurs de parfums féminins. Deux couples évoluent sur la piste. Rien qu’à les voir danser, je frissonnais, deux femmes entre elles, c’est doux, c’est tendre, joue contre joue, corps contre corps. J’ai envie de danser alors j’invitais Audrey. La preuve était faite que personne n’a besoin de nous. Les habituées arrivaient, versent leur obole, puis se servent une boisson. Après avoir dansées tendrement et étroitement enlacées Audrey et moi, retournons dans notre petit coin. J’aime bien car nous pouvons voir tout ce qui se passait. J’admirais mon béguin, j’avais des yeux que pour elle dans sa longue robe fourreau de velours noir qui la moulait à ravir. Elle salua presque toutes celles qui sont là, allant de tables en tables pour enfin revenir près de nous et nous demandés si tout allait bien. Elle nous fait un clin d’œil puis nous demandait de lui servir une autre coupe. Mon sang ne fait qu’un tour. J’étais gênée. Cette merveilleuse femme, les cheveux à la garçonne lui donnait comme un air rétro, des seins émergeant d’un bustier à vous en couper le souffle. Tante Madège me sortait de ma contemplation en embrassant la divine créature sur la bouche. Ma tante me sourit en voulant me dire : « Ne t’inquiète pas ici tout est permis » Elle me présenta : « Ma nièce Pamela, elle est toute fraîche, alors doucement s’il te plait ».

Puis s’adressant à moi : « Pamela, je te présente Michelle, fait bien attention à elle, c’est une sorcière ».
Ensuite ma tante tourna les talons pour rejoindre d’autres personnes. Décidément, je me dis que ce monde de dames est un monde à part. Moi, qui suis-je au milieu de toutes ces femmes. Est-ce que je ressens assez d’attirance pour la femme pour pouvoir affirmer que moi aussi je fais partie de ce monde. Je me sentis comme frustrée mais je ne me dégonflais pas, je m’approchais d’Audrey et plaque mes lèvres contre les siennes.


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