Le diner d’affaires (Deuxième partie)
Caria toute souriante, détailla les deux personnes que son mari venait de lui présenter. Le premier était un homme était d’une cinquantaine, ses yeux gris acier la fixaient avec un calme et une douceur qui la faisaient fondre. Il lui tendit en souriant une immense gerbe de fleurs et lui dit : « Merci de nous accueillir à diner chez vous, Madame. Je me suis permis de vous apporter ce bouquet ». En prenant le bouquet, elle lui remercia et lui dit que les fleurs sont superbes. « Pas autant que vous, Madame, vous êtes éblouissante. Mais, s’il vous plaît, appelez-moi Jean ». Lui répondit-il. Le second homme était différent. Il avait l’aire d’être dans la quarantaine et plus athlétique.
son sourire était un plus commercial mais c’était aussi un très bel homme. Il la fixait intensément depuis son arrivée, et ses yeux noirs brillaient en le détaillant. Il se présenta également : « Bonsoir Caria, appelez-moi Olivier ». Il s’avança vers elle, lui saisit le bras et, aussi spontanément que s’ils se connaissaient depuis longtemps et lui fit la bise. Caria rougit un peu, mais se laissa faire. Puis elle repartit à la recherche d’un vase pour les fleurs. Olivier la suivit des yeux sans gêne et admirait avec convoitise le déhanchement de Caria. Patrick avait pris leur veste, et le déposa sur le siège, puis il leur servit l’apéritif, en les invitant à s’asseoir. De la cuisine, Caria regardait avec amusement son mari papillonner autour de ses clients. Elle comprenait à quel point ce diner était important pour lui. Lorsqu’elle revint au salon, les bras encombrés du fameux vase débordant des fleurs, les hommes étaient déjà servis et avaient entamé la conversation sur son projet. Caria vint s’asseoir sagement à côté de Patrick et ce fut Jean qui lui dit : « Caria, vous n’êtes pas servie. Vous désirez quelque chose à boire ? » « Oui, je vais me servir, ne vous inquiétez pas », répondit-elle.
Elle était très flattée de l’attention qu’il le portait et était gênée du regard d’olivier, qui semblait véritablement fasciné. La conversation, parfaitement conventionnelle, consista pendant quelques minutes à s’extasier sur la décoration de la maison, qu’ils considéraient très belle. Caria précisa qu’elle ne travaillait pas en ce moment, qu’ils n’avaient pas d’enfants. Olivier était célibataire, alors que Jean avait deux grands enfants, partis de la maison il y a plusieurs années, mais était veuf depuis 5 ans. Caria semblait sincèrement émue, mais Jean lui répondit avec le même sourire. Les hommes commencèrent alors à discuter « affaires ». Carole piqua du nez dans son verre, se maudissant intérieurement de s’être ainsi enfermée. En relevant les yeux, elle remarqua qu’Olivier la regardait toujours avec insistance, en particulier ses jambes. Il semblait se demander si elle avait des bas ou non. Lorsqu’il se vit repéré, il lui adressa un franc sourire charmeur et un discret clin d’œil, mais continua à la regarder avec gourmandise. Malgré elle, elle sentit une intense chaleur commencer à envahir son bas-ventre. Au bout de quelques minutes, elle se décida à se lever pour aller vérifier en cuisine que tout se passait bien. Elle sentait le regard d’Olivier sur elle, ce qui l’excitait de plus en plus. Seule dans sa rêverie, elle s’imaginait dans une autre vie.
Elle revint toujours aussi souriante, et se permit d’interrompre la discussion : « Excusez-moi, messieurs, mais voulez-vous autre chose ? » Cette proposition fut accueillie avec enthousiasme par tout le monde, et Caria commença à remplir les verres. Alors qu’elle servait un nouveau whisky à Jean, elle eut l’impression qu’Olivier lui frôlait la cheville en prenant son propre verre. Elle eût un frisson et le regarda, mais lui semblait à présent absorbé par la conversation qui avait repris. Elle regagna la cuisine, elle était à présent plus qu’émoustillée et, elle en était sûre, son entrejambe s’était humidifié. Elle revint une nouvelle fois et vint dire à l’oreille de son mari « le diner risque de se refroidir, mon chéri ». Patrick s’interrompit et dit alors à ses deux invités : « Que diriez-vous si nous poursuivons cette discussion à table ».
